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La vie c'est jouer une pièce de théâtre mais jouer une pièce de théâtre est un enfer.

Small drop lost

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Lun 2 Mai - 17:12

    "La timidité, c'est un défaut terrible, ça masque toutes vos qualités..."

    Tu veux pas qu'on te prenne en photo ? Tu rougis ou tu sais plus quoi dire quand un bogoss ou une bombe t'adresse la parole ? En cours, tu hais les profs qui t'interrogent ? C'est clair, t'es un(e) méchant(e) timide totoru (non pas le hiboux) ! Il y a des situations particulièrement intimidantes. Passer un examen, prendre la parole en public ou engager la conversation avec des inconnus n'est pas chose facile, surtout la première fois. Généralement, avec le temps et l'expérience, la confiance en soi augmente et la gêne disparaît. Car s'exposer, oser affronter le regard des autres, cela s'apprend. Le seul moyen reconnu de calmer ou d'effacer sa timidité aujourd'hui passe par la "réaffirmation de soi". Se mettre au théâtre, une super solution ! Ben oui, les grands acteurs sont en fait hyper-timides ! C'est même pour ça qu'ils se cachent quand ils partent en vacances... -heu...c'est une blague, hein ?- En tout cas, un après midi, avant de partir dans sa chambre, une de ses professeurs l’arrête et lui dit gentillement : "Hotaru, toi qui est très timide, tellement que s'en est presque une maladie, j'ai un rôle pour toi. Vous allez tous jouer par deux ou trois dans la classe des petites pièces de théâtre que vous montrerez aux autres ensuite. C'est comme un jeu, tu ne trouves pas (non pas du tout...) ? Allez, je t'ai mit avec Valentin, revise bien. Vous avez deux semaines pour apprendre ceci..." Elle lui a tendu les feuilles et est partie aux toilettes, laissant Hotaru en peur panique dans la pièce.

    Le théâtre est l’art de la représentation d’un drame. Jouer la comédie, être dans la peau d’un inconnu pour la durée d’une prestation, avec les feux des projecteurs pointés sur soi. Être célèbre mais ne pas cesser de s’amuser. Le théâtre était un jeu, cependant, les règles ne pouvaient être maitrisées par tous. Néanmoins, son talent dans cet art était exécrable. Elle gloussait sans cesse lorsqu’il était temps de prononcer de sérieuses répliques, bien sur par nervosité. Sa vie étant à la fois une comédie et une tragédie, elle ne pouvait avoir une excellente interprétation ailleurs. Son talent avait été placé ailleurs, dans l’art plastique. Elle dessinait avec une douce précision, elle conservait d’ailleurs quelques esquisses dans une des tiroirs de mon dortoir. Elle appréciait le fusain, ainsi que l’aquarelle. Diluée dans l’eau, puis appliquée avec délicatesse sur un fin papier, cela devenait magnifique.

    Les livres de cours dans les bras, ses cheveux mal attachés, mal démêlés, en bataille, dans son grand tissu blanc, ses chaussons rapidement tréssés, là voilà. Cette chose qui avançait sans se soucier de rien. De rien sinon du sens. Du sens de tout ça. Elle n'avait plus la force de se poser des questions depuis trop longtemps. Mais maintenant que toutes les question s'était envolée, une seule certitude restait. Alors pourquoi se trainait-elle encore ainsi ? Pourquoi continuer dans cet univers appelé société, dans cette absurdité qu'est la vie : commencer quelque chose avec l'angoisse que cela ne rimera à rien, avec la certitude qu'il faudra en finir un jour. Certains se basent sur la foi, d'autre sur leurs acquis matériel. D'autre encore sur leur rien. Elle n'avait rien. La chose n'avais rien. Elle flottait, allait et venait au gré du courant et des vents, se sentait abandonnée au milieu de l'univers, avec pour seul corde, seul fil de couture : Collapse. Quoi qu'il en soit, voilà comment est arrivée Hotaru devant la scène de l’amphithéâtre. Silence... Des pas sur la scène. Le cliquetis des attaches. Un murmure, un froissement, le choc sourd de l'instrument sorti de sa boîte. Un murmure. Le soleil se couchait, inondant la grande salle d'une lumière douce, glissant ses rayons poudreux par les hautes fenêtres. L'ombre douce et vague de la nuit envahissait déjà les recoins, estompait les contours, noyait d'obscurités la grande scène vide, les sièges alignés, les lointains et les dédales. Au milieu de rien, la fille océan s'était installée dans le silence et l'ombre de la salle. Elle s'assit sur une chaise au fond de la pièce, déplia les papiers entre ses mains et se mit à les relire pour la énième fois.

    Spoiler:
     

    Combien ? On ne sait plus mais il fallait qu'elle connaisse son texte sur le bout des doigts sinon la pièce serait fichu et son 'coéquipier' lui en ferait baver encore. Oui, celui qui jouait avec lui n'était pas un ange, au contraire. C'est le genre de garçon qui aime chercher les ennuis et montrer qu'il est le plus fort, le plus beau, le plus intelligent... Alors qu'on fond, il n'a qu'une qualité : abruti. Bref, elle se retrouve avec une courte pièce certes mais avec une timidité de béton et un abruti qui ne veut pas réviser avec elle la pièce. Elle fixa un instant la scène qui allait être le lieu de son arrêt de mort. Exagération ? Peut être mais, la boule au ventre, elle reporta son regard aux feuilles froissées.

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Mar 3 Mai - 14:36

    La professeur qui lui avait demandé ce "petit service" avait eu l'air désolé. En effet, elle semblait avoir peur que cela dérange Collapse. Ce qui bien sûr était parfaitement impossible étant donné le contenu du service en question. Mme Wagenr avait cru "déceler une certaine complicité" entre "la petite Hotaru" et Collapse. Alors elle lui avait tout simplement demander d'aider la jeune fille et le jeune homme y avait vu là un super cadeau de son pote... Dieu. Alors bien sûr, il avait levé le pouce bien haut en signe d'assentiment, avait vigoureusement hoché la tête et assuré que ça ne le dérangeait pas du tout. Et c'était vrai pour une fois.
    Le service en question était d'aider la princesse bleue à apprendre son texte de théâtre puis à le jouer correctement. Collapse riait tendrement en imaginant sa nymphe azur sur les planches... Elle était trop délicate pour jouer le rôle d'un autre... Quoiqu'avec beaucoup de travail... La professeure ne souhaitant pas souligner devant Hotaru ses difficultés, il n'était pas censé dire à sa fée océan que sa professeure lui avait en réalité demander de l'aider. Il devait jouer le passant incongru, qui débarque tout frais et propose une aide parfaitement non-intéressée.
    Hors, c'était impossible. Il avait à peu près passé le cap où il perdait tous ses moyens lorsque les yeux de la jeune fille se posaient sur lui. Cependant, il ne pouvait pas jouer les désintéressés, les nonchalants... Dès qu'elle était à sa portée, il la dévorait du regard. C'était trop beau ; il ne pouvait pas manquer ça ! Cette silhouette frêle aux formes féminines qui paraît si fragile, si éphémère... Il se réveillait en hurlant la nuit, ayant rêvé qu'elle disparaisse le temps qu'il cligne de l'oeil.
    L'ayant suivi, il savait qu'elle se dirigeait vers l'amphithéâtre, sûrement pour y travailler son oral. Mais il n'y entra que quelques minutes plus tard... parce que dans le cas contraire, la situation aurait eu des airs d'embuscade organisée. Même si c'était un peu ça, n'oublions pas que Collapse était là pour la bonne cause. Ouvrant doucement la porte, il scruta la salle pour l'apercevoir, plus proche de lui qu'il ne l'avait imaginé. S'arrêtant au pas de la porte, il suivit du regard la ligne de son épaule, puis celle de sa nuque. Ses cheveux avaient été coiffés de sorte qu'on pouvait admirer sa nuque sans que le résultat ne paraissent trop sévère. De nombreuses mèches folles tombaient dans son cou. Le surveillant eut aussitôt une envie folle de l'embrasser mais il se retint, reprit lentement son souffle et l'admira quelques secondes de plus. Il regardait le tendre pli de la robe blanche qu'elle portait comme d'habitude... Il remarqua ces légers haussements d'épaules qu'elle faisait régulièrement sans s'en rendre compte. Il pensa que même de dos, on pouvait aisément deviner son sérieux et sa détresse. Il apprécia le rythme calme de sa respiration. Il soupira de bonheur en entendant sa petite voix sortir de sa bouche... Et il devina les contours de son visage sans même les voir ; en tombant amoureux une fois de plus.
    Enfin, il s'avança doucement, à pas feutré, semblable à un chat espiègle. Ne voulant pas lui faire trop peur, il murmura son prénom juste assez fort pour qu'elle l'entende puis posa ses mains sur les épaules de la jeune femme.
    "Bonjour, jolie demoiselle... Que fais-tu ?"

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Mar 3 Mai - 19:56

    "Un texte de théâtre est à voir. Un texte de théâtre est à écouter. Est-ce qu'un texte de théâtre est à lire ?"

    La jeune femme repenssait à tout se qui c'était passé depuis qu'elle était arrivé ici. A vrai dire pas grand chose, elle était peut-être un peu plus elle même par moment. Ici, elle ne se sentait plus obligé de jouer un rôle tout le temps, elle pouvait même avoir du temps à elle pour être seule et réfléchir comme en ce moment...enfin pas pour longtemps... Hotaru n’eut pas peur de l'arriver du surveillant puisqu'il l'avait gentillement prévenu avant. Oui, un vrai gentleman. Mais bon la surprise fut de taille lorsqu'il posa ses mains sur ses épaules en un rien de temps.

    "Bonjour, jolie demoiselle... Que fais-tu ?"

    Elle bosse ! Ça se voit pas ?! Trop agressive je sais mais bon c'est visible, nop ? Bref, quoi qu'il en soit la jeune Hotaru révisait. Mais elle ne relisait pas son texte pour l'apprendre. Elle le connaissait déjà. Mais pour oublier le nœud qu'elle avait au ventre. Elle se releva doucement et, se retournant vers Collapse, afficha un petit sourire. Oui, oui vous avez vu entendu (vu serait plus exacte) sourire et Hotaru dans la même phrase. «Une personne peut tout changer» comme dit si bien Yannick Noah.

    - Je dois apprendre le texte...


    Plus on apprend par cœur, plus on mémorise facilement. Oui, c'est important d'apprendre par cœur, à condition d'apprendre avec méthode et intelligence... pas combien de montons on a dans un pré mais comment, pourquoi, où...? Maintenant nous apprennent que la mémoire se travaille, s'entretient, et que l'apprentissage par cœur contribue à son développement. La mémoire est en outre un mécanisme aux multiples facettes. Nous avons plusieurs mémoires : une mémoire à court terme, une mémoire à long terme, une mémoire visuelle, une mémoire auditive, lexicale... Chacune de ces mémoires a sa mission et son utilité et chacun choisit laquelle est la plus adaptée à chacun.

    Mais est ce pareil pour le théâtre ? Et bien il faut croire que non. Le plus important dans l’apprentissage d’un texte et bien… ce n’est pas le texte mais bien la compréhension de ce qui se passe dans la tête de votre personnage. Car il n’y pas que vos répliques en jeu, il y a aussi celles des autres. Vous n’arrêtez pas de jouer quand vous n’avez rien à dire. Vous devez habiter votre personnage tout le long du spectacle – quand bien même vous auriez peu à dire. Car un comédien ne fait pas que parler, il écoute aussi et son personnage doit réagir à ce que les autres disent, les répliques des autres permettent aussi de comprendre pourquoi le personnage dit quelque chose et même s’il ne dit rien, il continue de penser.
    Le texte, c’est la partie émergée de l’iceberg. Et pour qu’il flotte bien, il faut plonger profondément pour bien l’appréhender et ainsi mieux l’apprendre. Apprendre un texte de théâtre ce n’est pas du bachotage : c’est un travail personnel de fond. Et tout ça...Hotaru ne l'avait pas encore comprit...

    - ... Mais je crois que je le connais déjà bien. C'est une pièce...de théâtre. Et je dois la jouer devant beaucoup de monde..et...et avec Valentin... (et c'est pas un cadeau)

    Elle leva les feuilles de papier avant de les pointer du bout de son bras devant le visage du jeune homme. Non non il n'est pas bigleux. C'est juste un geste pour montrer sa faible détermination. Des millions de personnes dans le monde recherchent la reconnaissance de soi, soit on veut ressembler à notre idole, soit à une star mondiale. Plusieurs voudraient faire de la télévision, être quelqu’un d’autre ou accéder à une reconnaissance publique, ou mondiale. Souvent, et cela se fait inconsciemment, on recherche la reconnaissance de son entourage pour ce que l’on fait ou ce que l’on est, tout simplement. Tous les jours, on rencontre des défis, on parcourt des chemins remplis d’embûches, on tombe, on se relève, on abandonne ou on persévère. Finalement, on finit par accéder à nos buts grâce à l’estime qu’on a de soi-même et de notre détermination.
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Jeu 5 Mai - 14:39

    Il savait à peu près à quoi s'attendre quant à la réponse d'Hotaru, puisqu'il avait calculé sa venue ici pour l'aider à apprendre son texte en toute connaissance de cause. Mais l'entendre de sa bouche était nettement plus agréable. Et gratifiant. Cela voulait dire qu'elle lui faisait confiance, non ? Si elle lui demandait spontanément de l'aide, il n'en serait que plus heureux. Enfin, il ne fallait pas rêver. Hotaru ne semblait pas trop vouloir se reposer sur lui. Elle faisait souvent preuve d'une détermination profondément ancrée en elle quand il s'agissait de se débrouiller toute seule. Elle ne demandait d'aide à personne. C'est ce qui démontrait sa fragilité comme sa force.

    La voyant se retourner vers elle un petit sourire au visage, Collapse ne put retenir un frisson d'aise, puis lui sourit franchement à son tour, déchirant son visage espiègle jusqu'aux oreilles.

    - Je dois apprendre le texte...

    Légèrement surpris, le surveillant leva un sourcil. Apprendre un texte ne devait poser aucun problème à Hotaru. Le problème venait très certainement du fait qu'elle n'avait vu cette ouverture qui apparaît au bout d'une étude minutieuse (ou pas pour les plus doués) et qui permet d'entrer dans son personnage comme dans un gant sur mesure. Quel personnage jouait-elle ? Etait-il enjoué ? Mélancolique ? Triste ? Dubitatif ? Blasé ? Devait-on faire ressortir en lui des années d'expérience ou n'en faire qu'une apparition éphémère qui disparait en laissant une trace allègre dans le cœur des gens ? Cette pièce devait-elle mettre du baume au cœur ? Devait-elle faire réfléchir ? Devait-elle provoquer l'hilarité ? L'environnement servait-il ?
    Autant de questions tout aussi importantes les unes que les autres... Tout cela lui venant à l'esprit, Collapse subit une de ces vagues réminiscences qui ne lui laissait qu'une image floue et une migraine atroce. Cette fois-ci pas de migraine. Juste lui, enfant sur une scène entouré d'amis aux visages invisibles. Mais il voyait très nettement les détails sensoriels autre que ceux provoqués par la vision... Le sol dur sous ses pieds, l'ambiance qui lui plombait les épaules, ses jambes fatiguées d'être trop resté debout... Et cette odeur d'ambre que trimballait toujours la représentation de sa mère dans sa tête. Il voyait très bien son jol visage, et une bouffée de haine l'envahit aussitôt... Elle fut cependant vite calmée par une simple constatation : sa mère l'applaudissait. Sincèrement. Elle était rayonnante. Elle l'aimait, c'était visible. Comme si elle le criait.
    Troublé, Collapse secoua la tête pour chasser cette image de sa tête puis déporta à nouveau son attention sur sa sublime biche céruléenne qui lui souriait piteusement.
    Ses lèvres s'entrouvrirent et elle prit la parole.

    - ... Mais je crois que je le connais déjà bien. C'est une pièce...de théâtre. Et je dois la jouer devant beaucoup de monde..et...et avec Valentin...

    Collapse s'accorda une pause. Valentin ? Si elle prenait ce ton en parlant de lui, ça devait être... Oui, lui. Valentin. Un boulet imbu de lui-même. Pas facile de jouer avec quelqu'un qui est persuadé qu'il n'a rien à apprendre de son partenaire.
    Quand Hotaru lui tendit les feuillets sur lesquelles étaient certainement retranscrit le texte en question, Collapse lui prit délicatement les feuilles des mains, s'accroupit aux genoux de la jeune femme puis posa les pages sur ses cuisses (pas les siennes ! celles d'Hotaru). Puis il lut.
    Au fur et à mesure de sa lecture, son sourire allait croissant. Le rôle qui semblait lui être attribué ne convenait pas du tout à Hotaru. mais de toute façon, quel autre rôle que le sien aurait-elle pu jouer ? Il ne l'imaginait en rien d'autre qu'elle-même. Enfin si, une fois, il l'avait repensé légèrement plus aguicheuse, mais cette illusion n'avait rien donné de bon. Enfin...
    Ayant fini, il releva la tête, lui sourit.

    "Eh bien. Si tu connais le texte, il ne reste plus qu'une chose à faire."

    Lui prenant la main, il la guida jusqu'à la scène, l'aida à grimper dessus puis grima à son tour -les escaliers sont un peu loin et Collapse est paresseux) . Il s'éloigna d'elle, croisa les bras, pris un petit air contrit, puis fit.

    "Mademoiselle."

    Si vous doutez de sa capacité à retenir un texte par cœur d'une seule lecture, rappelez-vous qu'en tant que surveillant, Collapse retient des noms, des visages et des informations sur ses pensionnaires tous les jours, et qu'il n'oublie jamais rien. Au fil du temps, sa mémoire s'est améliorée... Et aujourd'hui il en prend pleinement conscience, agréablement surpris par cette capacité. Qui pourrait peut-être lui être utile.

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Dim 8 Mai - 9:23

    Être aimé comporte au moins l'avantage de pouvoir s'exprimer librement sans crainte de faire rire de soi.

    Parce que S’EXPRIMER c’est : échanger avec son entourage, communiquer en direct ou à distance, acquérir ou retrouver de l ’autonomie sur des actions quotidiennes, agir de manière volontaire et reproductible...qu'il faut prendre son courage à deux mains et foncer. D'ailleurs c'est plus facile lorsqu'on a quelqu'un pour vous aider. Quelqu'un comme Collapse.

    "Eh bien. Si tu connais le texte, il ne reste plus qu'une chose à faire."

    Tout était prévu, tout était prêt, il ne restait plus qu'à monter sur scène et montrer de quoi elle était capable. C'était le plan du jeune Collapse. Monsieur l'avait entrainé sur la scène et avait un très grooos sous entendu aux bouts des lèvres. Il était bien trop tard pour faire machine arrière, elle devait aller de l'avant, plus que quelques heures avant que son tour ne vienne, bientôt tout serait terminé. Les timides gagneront en assurance dans cette activité – mais à condition d’y aller de bon cœur ! Ceux qui bouillonnent d’énergie s’y épanouiront, dans un cadre qui leur évitera les débordements. Tous développeront leurs capacités d’écoute et d’expression. La traditionnelle préparation du spectacle apprend à travailler ensemble à un but commun, souvent dans des domaines variés, comme le décor ou l’ambiance sonore.Et puis oui, connaître le texte est crucial et le comprendre encore plus Le fait de lire une pièce de théâtre permet de pouvoir la relire à tout moment. De plus, avec le théâtre lu, on peut sauter des pages ou revenir en arrière lorsqu'un élément n'est pas compris. C'est lui qui permet de bien interpréter un personnage. Mais c'est toujours plus facile à dire qu'à faire ! Qu'avait elle apprit ? Se mettre dans la peau de son personnage, ne pas être totalement soit... ça c'est sur, elle n'allait pas être. La pièce était complètement loufoque et le personnage qu'elle devait jouer et étrangère pour elle. En fait, c'est surement ça qui lui fait peur : mal jouer quelqu'un qu'elle ne connait pas.

    "Mademoiselle."

    Hein quoi...il demandait quoi là en sous entendu ? Non...tout de même pas...voyons...ha ha ha...hmm...
    Le théâtre d'improvisation est une vertu thérapeutique reconnue, tant pour les personnes timides que pour les comités d'entreprise afin de dynamiser les équipes et apaiser les tensions . Les bienfaits du théâtre d'impro sont nombreux : Contrôle de soi, maîtrise du corps et du langage, sens de la répartie, anti-stress, anti-inhibition, développe la sociabilité et le sens de l'écoute, rehausse l'estime de soi, crée un équilibre intellectuel, émotionnel et psychique, esprit d'équipe et solidarité, spontanéité, cohésion d'un groupe et coopération, culture générale, partager des moments forts en émotions, vaincre la timidité et la peur de parler en public, travailler son expression orale, être et agir par la valorisation de ses capacités Ah mais oui c'est vrai, qui parle d'improvisation puisqu'elle connait le texte. Mais bon c'est beaucoup demander de le faire là tout de suite non ?

    - Heu... jouer ? La maintenant tout de suite ? Mais heu...je ne sais pas enfin. Je ne peux pas...hmm...

    Quand on a un problème d'addiction, on ne se sent pas exister pleinement et on a besoin d'un produit pour avancer. Pour s'en débarrasser, il ne suffit pas de s'en sevrer (sinon elle revient au galop tôt ou tard). Il faut apprendre à vivre, se remettre en question, cesser de tricher (par exemple cesser de faire comme si telle chose n'était pas grave alors qu'elle nous affecte profondément ou cesser de feindre de se sentir très bien dans sa peau alors qu'au fond, on est totalement indisponible). Il ne faut pas refouler sa timidité. Mais là elle devenait vraiment pénible. Hotaru avait honte d'être aussi nulle devant Collapse.

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Dim 15 Mai - 13:32

    Il attendait patiemment, souriant doucement. Il la voyait hésiter, cligner des yeux, pâlir légèrement puis rosir, beaucoup. Il la voyait remettre cette mèche de cheveux derrière son oreille. Il la voyait jeter un coup d'oeil inutile à ses textes.

    - Heu... jouer ? La maintenant tout de suite ? Mais heu...je ne sais pas enfin. Je ne peux pas...hmm...


    Elle le regardait maintenant. Avec ce petit air perdu qui flattait son égo de prince charmant et qui lui donnait envie de se jeter sur elle pour l'emmener au dessus de tout, et accessoirement de lui faire des choses pas catho, mais laissons ça de côté car c'est loin d'être poétique. Enfin, ça peut le devenir mais... Voilà que Collapse rougissait. Il plongea ses mains dans ses poches, sans cesser toutefois de regarder Hotaru... Il ne voulait pas qu'elle interprète mal un éventuel détournement de regard... Alors il lui lança un regard tendre, parcourut les quelques mètres qui les séparaient, lui prit les feuillets qu'elle tenait en main, les roula puis les glissa dans la poche arrière de son jean. Il sourit un instant, puis déposa un léger baiser sur les lèvres d'Hotaru.

    Puis il descendit de la scène d'un bond et s'assit en atilleur au premier rang.

    "Hotaru... Tu as du te rendre compte que pour jouer au théâtre, il ne suffisait pas d'apprendre son texte. En plus, toi tu commences fort, tu vas devoir t'adapter à un partenaire qui ne brille pas par son intelligence... Et là, je ne parle pas de moi."

    Il lui lança un regard espiègle puis posa un bras sur le dossier du siège voisin du sien. Qu'allait-il lui demander de faire ? Roh, c'était monstrueux de la laisser toute seule sur scène ainsi ! Mais la voir toute seule au milieu de la lumière... Comme ça... Etrangement, Collapse eut envie de la prendre en photo pour immortaliser ce moment... Il se demandait vaguement si Hotaru était tout le temps belle comme ça ou bien... Il secoua la tête, réfléchit un instant puis sourit à nouveau.

    "Hotaru... On se connait depuis quelques temps maintenant... est-ce que tu crois que tu serais capable de me caricaturer ?"

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Jeu 9 Juin - 0:09

    « Imiter quelqu'un c'est dégager la part d'automatisme
    qu'il a laissée s'introduire dans sa personne. »

    "Hotaru... On se connait depuis quelques temps maintenant... est-ce que tu crois que tu serais capable de me caricaturer ?"

    Au lieu de se croire moins chanceux ou moins capable, mieux vaut essayer d’analyser le comportement de cette personne et comprendre ce qui fait qu’elle a du succès. L’idée n’est pas de s’approprier le projet d’un autre mais sa manière de réussir. Il faut donc assimiler la méthode et la faire évoluer. Imiter, reproduire, pour apprendre, savoir faire à son tour: le geste de l'artisan, les premiers pas de l'artiste. Mais pour pouvoir ensuite être capable de faire face à un imprévu, ou pour pouvoir faire œuvre créative, imiter ne suffit pas, il faut avoir compris, analysé, la technique que l'on a copiée pour prendre des initiatives ou inventer. Imiter par admiration, vouloir faire aussi bien que celui que l'on admire, se hisser à sa hauteur, obtenir sa reconnaissance et, à force de travail et de persévérance, finalement parvenir à son propre savoir-faire ou à sa propre œuvre créative. Imiter par jalousie, vouloir s'approprier l'attention, le reconnaissance que celui que l'on jalouse paraît posséder: le plagiat, les stars qui se copient les unes les autres (tenues, excentricités, etc). Imiter par manque de confiance en soi, par incapacité à pouvoir accepter son propre échec ou par peur de représailles si l'on échoue: l'élève qui copie aux examens. Oui, il y a vraiment toute source à une imitation. Celle là était un peu forcé au début mais ça en devenait de l'admiration.

    Admirer fait très souvent partie des « ingrédients » de l’amour : aimer quelqu’un en lui trouvant de grandes qualités, qui sont celles que l’on admire. Admiration et amour peuvent faire très bon ménage, à la seule condition que l’admiration ne se transforme pas en : « L’autre est mieux que moi ».

    "D'accord...Je vais essayer..."

    Ça y est, c'était dit, ça devrait être fait maintenant. Elle ferma ses yeux un instant pour se mettre dans la peau du personnage pour mieux l'interpréter mais aussi oublier où elle est, devant qui elle est, pourquoi est elle là... Elle rouvrit les yeux : illumination ? Une main se leva pour frapper à une porte un invisible puis elle cria : "Excusez moi, vous êtes pas mort ? Je peux retourner faire des bisous ou dormir ?" Un silence de quelques minutes pour mimer l'attente d'une réponse puis elle continua : "Bon je n'ai pas de réponse, c'est que ça doit aller...bye !". Le truc parfaitement logique... La jeune artiste se déplaça sur le côté avec deux petits pas chassés avant de frapper à nouveau puis commença avec la voix de Collapse : "Vous auriez pas un petit quelque chose pour moi ?". Elle répondit avec une voix légèrement plus grave et répétant un signe de croix sur sa poitrine tout en parlant : "Oui, vous aimez la soupe de la veille ?" - Ho oui, ho oui ! La voix grave d'un curé imaginé termina : "Ben repassez demain !". Après quelques minutes, elle s'assit au sol, un grand sourire égaréré dans la béatitude et des réponses aux questions sous entendues s'engagea :

    - Oh mais vous savez on est pas très bien payé de nos jours hein...environ 1200 € par mois, pour 28 heures par semaine dans le secteur public, et la moitié… pour un mi-temps, bien sûr...l'état est endetté vous saviez ?

    - Pour postuler dans l'enseignement public, il faut étudier dans une filière préparant à l'enseignement, et avoir entre 18 et 29 ans, ne pas avoir atteint le niveau de la licence, ne pas tomber amoureux de la première bleue aux yeux bleus qu'on croise, les faire sortir de leurs chambres, crier youpi tralala un peu partout... Un vrai boulot de beau goss pro en la matière.


    Frappé aux portes pour s'assurer que tout vas bien, un peu d'humour et de la surveillance, c'était du Collapse tout craché. Elle se sentit légèrement gênée par ses dernières paroles mais ne se démonta pas pour autant. Par contre, dès qu'elle reprit le rôle d'Hotaru, sa gène en pris un cou : ses joues prirent de jolies couleurs rosées et elle baissa légèrement la tête, intimidée d'avoir imité la personne installée devant elle...

    [désolé pour le retard :/]

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L'homme est une plante qui porte des pensées, comme un rosier porte des roses et un pommier des pommes.
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Lun 27 Juin - 15:24

    Allait-elle oser ? Après tout, si Hotaru nétait pas du genre à caricaturer quelqu'un, elle n'était pas non plus du genre à désobéir. Et surtout pas si les intentions du donneur d'ordres étaient loin d'être mauvaises. Il voulait l'aider et elle le savait ! Mais que ferait-elle alors ? Peut-être une piètre représentation, qui se terminerait vite... C'est ce que n'importe quelle personne se serait dit.
    Mais pas Collapse... Il se disait qu'en général, les personnes les plus asociales avaient un étrange don d'assimilation des caractères humains. Le seul problème, c'est qu'il faudrait donner à Hotaru l'occasion d'utiliser ce "don". Et c'était ce que Collapse venait de faire.


    "D'accord...Je vais essayer..."

    Oui, c'était déjà un bon début ! Collapse réprima un petit sourire en coin et conserva l'air sérieux d'un examinateur qu'il avait emprunté à un ami prof quelques secondes auparavant. Il ne voulait pas que se naïade céruléenne (ouioui) pense qu'il se moquait d'elle -et d'ailleurs, qui se moquerait d'une naïade céruléenne, hein ?-

    "Excusez moi, vous êtes pas mort ? Je peux retourner faire des bisous ou dormir ?"

    Collapse écarquilla les yeux, scotché. Il se retint de rire d'une main et attendit la suite. Des bisous ? On en rougirait presque. Et à qui les faisait-il les bisous, à votre avis ? M'enfin, c'est bien le genre de choses qu'il pourrait dire. Oui. Très certainement. Et Hotaru continua, simulant le passage à une seconde porte, inventant un nouveau personnage -un écclésiaste WTF ?-

    Et puis le long final :

    "- Oh mais vous savez on est pas très bien payé de nos jours hein...environ 1200 € par mois, pour 28 heures par semaine dans le secteur public, et la moitié… pour un mi-temps, bien sûr...l'état est endetté vous saviez ?

    - Pour postuler dans l'enseignement public, il faut étudier dans une filière préparant à l'enseignement, et avoir entre 18 et 29 ans, ne pas avoir atteint le niveau de la licence, ne pas tomber amoureux de la première bleue aux yeux bleus qu'on croise, les faire sortir de leurs chambres, crier youpi tralala un peu partout... Un vrai boulot de beau goss pro en la matière.
    "

    Le jeune surveillant attendit d'être certain que la jeunefemme ait fini pour se permettre de laisser courir dans la salle le rire qui gonflait dans sa gorge depuis quelques minutes. Se tenant les côtes pour empêcher son thorax d'exploser, il s'approcha d'Hotaru en riant, puis lui tendit la main pour l'aider à se relever.

    "C'était génial ! Super ! J'ai eu l'impression d'être devant un miroir ! Bravo Hotaru, tu vois que tu peux le faire !"

    Il soupira pour se calmer un peu, puis plongea à nouveau son regard dans celui d'Hotaru.

    "Tiens : cadeau."

    Il se pencha vers elle et l'embrassa légèrement sur la joue. Se redressant, il regarda les lèvres de la jeune femme avec gourmandise mais s'éloigna de quelques mètres sans avoir rien fait.

    "Tu as déjà vu des mannequins pendant un défilé Hotaru ?"

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Dernière édition par Collapse le Mar 26 Juil - 11:31, édité 2 fois
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Ven 15 Juil - 18:49

    "Au carnaval tout le monde est jeune, même les vieillards. Au carnaval tout le monde est beau, même les laids."

    La main de son petit ami serra la sienne, Hotaru apprécia tout de suite ce léger contact, cela faisait longtemps. Bon pas tellement c'est vrai mais c'est pas pour ça qu'elle est obsédée roooh. L'autre main se dirigea vers ses cheveux, elle ferma tout de suite ses yeux azurs profitant ainsi de cette courte tendresse. Quand il prononça, ces quatre mots « Ton cadeau », une joie dansait dans son regard, elle regarda le visage calme de son mari et un bras vint se nicher autour de ses épaules, rapprocha leurs deux corps avant qu'elle l'embrasse doucement. Ainsi c'était la récompense de ce qu'elle avait fait... Mais avait elle vraiment aussi bien fait pour recevoir un baiser ? Elle avait joué mais c'est comme si c'était quelqu'un d'autre puisqu'elle ne se rappelait pas de tout. Seulement les sensations se terraient dans son cœur.

    Mais ce n'était pas fini et tout le monde aurait put le deviner vu les yeux malicieux du jeune homme et la situation.

    "Tu as déjà vu des mannequins pendant un défilé Hotaru ?"

    Hmm non. Autant qu'elle puisse se rappeler, elle n'ai jamais vraiment sortie de chez elle. Alors un défilé était difficilement accessible. Au mot défilé, la jeune femme tout de suite :

    - Comme pour le carnaval ?

    En effet, le seul défilé qu'elle se souvienne, c'est le défilé du Carnaval qu'elle a put avoir avec son grand frère. Mais évidemment ce n'était pas tout à fait la même chose qu'un défilé de mode... Ah moins que la nouvelle mode soit M. Lapin. Mais vous savez vraiment ce qu'est le Carnaval ? Ah ah, on va voir !

    L'une des choses les plus rigolotes quand vient le temps du carnaval c'est de se déguiser... c'est amusant certes, mais derrière il y a toute une histoire ! Le mot Carnaval vient d’Italie mais a conservé son étymologie latine : « carnis levare », c’est à dire « enlever, ôter la viande, la chair ». Assez gore dès le début, non ? Le carnaval vient du calendrier religieux. Il commence le jour de l'épiphanie et se termine le mercredi des cendres. Ce jour là on peut se déguiser en Pierrot, Arlequin, Polichinelle... Le masque, le déguisement, assurent l’anonymat de l’individu qui se fond dans le groupe et légitime ainsi ses actions. Les déguisements marquent également une rupture avec le quotidien ; en adoptant un masque, l’homme possède un nouveau rôle ; son comportement change. Le Carnaval est souvent personnifié par un mannequin de paille escorté de gens déguisés et masqués formant des cortèges ou des courses-poursuites. On décide de le mettre à mort après une parodie de jugement où on lui attribue publiquement tous les maux de l’année écoulée ( il joue en fait le rôle du bouc émissaire). On lui reproche sa fainéantise, sa malhonnêteté, sa goinfrerie, sa débauche. Il finit brûlé, le plus souvent, en général le jour des Cendres, parfois noyé ou décapité. Son enterrement donne lieu à un joyeux adieu public au gras. Très joyeux tout ça, n'est pas ?

    Bref, le défilé devient de plus en plus un spectacle éphémère qui doit transcrire l’univers du créateur par tous les moyens. Son rôle n’est plus seulement de mettre en valeur les créations du styliste mais aussi d’immerger le public dans son univers créatif. Il s’éloigne ainsi de la simple présentation pour rejoindre le domaine des arts vivants. Alors non mademoiselle ne sait toujours pas ce que sais.

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Mar 26 Juil - 11:30

    Juste après sa question, Collapse réfléchit un instant. Combien y avait-il de chance qu'Hotaru, le petit rat de bibliothèque sache ce qu'était un défilé de mode ? Quasiment aucune. Peut-être dans le passé avait-elle entraperçu... Non, ce serait très étonnant. Tant pis, il faudrait sûrement abandonner l'idée de la voir marcher en roulant des hanches le long d'un podium invisible.

    De toute façon, c'était trop beau pour être vrai, non ?

    Mais alors qu'allait-elle répondre ? Collapse la voyait bien jeter un regard interrogateur : "Un Mât Noeud qu'un ? Un défi laid ?" Il sourit rien qu'à cette pensée. Reportant à nouveau son attention sur Hotaru, il remarqua qu'après quelques secondes de réflexion, elle s'apprêtait à ouvrir la bouche.

    "- Comme pour le carnaval ?"

    Mais voilà ! C'était étrange cette façon qu'elle avait de rester fidèle à elle-même tout en restant parfaitement imprévisible. Lui qui était censé être un professionnel de l'empathie, il n'arrivait pas du tout à anticiper ses réactions. Il avait limite envie de lui crier : "Voilà, parfait ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? Le coup du Carnaval, c'est du génie ! Du grand Hotaru !"
    Quelque part, ça avait quelque chose de plaisant. Oh et puis, n'allons pas jusqu'à dire que rien chez les autres ne le surprend ; Collapse n'est pas devin. Juste qu'avec Hotaru, il n'arrive jamais à prévoir quelque chose de précis.Tout est un peu flou. Quoiqu'il sache ce qu'elle ne fera pas, il ne sait jamais ce qu'elle va faire.

    Et là par exemple, que faut-il répondre ? "Non, ma chérie, je te parle de ces bombes qui se servent de leurs corps pour gagner de l'argent..." Rhum. Non, certainement pas ça. Peut-être pouvait-il tirer profit de cette réponse. Rebondir dessus.
    Mais actuellement, sa tête était un peu vide. Nooon... Il fallait absolument qu'il retombe sur ses pattes, même s'il était légèrement décontenancé.

    "Oui. C'est un rassemblement de chars et de costumes étranges, bizarre mais colorés. En fait, moi ce que je trouve le plus étrange dans cet évènement, c'est le public.La foule qui se presse autour des chars. Ils viennent tous voir la même chose dans un but différent. Il y a les enfants qui cherchent à être impressionnés, les parents qui cherchent à impressionner leurs enfants, les personnes qui cherchent désespérément quelque chose ou quelqu'un dans la foule, les gens qui jouent les blasés... Il y a même des gens qui sont tristes."

    Collapse s'accorda le temps d'une pose, soupira légèrement, puis vrilla ses pupilles dans celles de la jeune femme.

    "Tu crois que tu peux jouer toutes ces personnes ?"

    Et encore une fois, il n'avait aucune idée de ce qu'elle pourrait bien lui répondre... "Non.", "Oui, je crois...", "Ferme-là, ferme les rideaux et allonge toi Coco, je veux te..." Ha, non, ça elle ne le ferait pas.

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Mar 27 Sep - 8:20

    N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe.

    Maintenant quand on voit le tapage médiatique qui est fait autour et la ruée touristique qui en est le plus bel exemple commercial écœurant , le bel enthousiasme en prend un coup ! Je suis sûre qu'il y a des gens qui vont au Carnaval sans vraiment y trouver le bohneur des véniciens. Eux, bien sûr, c'est dans leur culture alors ils le font joyeusement, avec de magnifiques costumes... mais qu'est ce que c'est dans les autres coins du monde ? Si on regarde dans la plupard des pays, il n'y a plus rien de la magie du Carnaval. Maintenant on achète des costumes et on va accompagner notre enfant encore ignorant et émerveillé. Lorsque quelqu'un qui n'est plus à l'école primaire se déguise, on est prit pour un fou. Ce qui est ridicule, c'est que c'est pas vraiment dans notre tradition ! C'est plutôt récent chez nous, le Carnaval ! Peux de marseillais y participent réellement ! Ceux qui viennent se contentent de s'appuyer sur les barrières et regardent le défilé ! Faut chercher longtemps les quelques costumés ! Pas très festif quoi ! Alors oui il y avait des enfants heureux et des hommes tristes... c'était plutôt facile de les jouer non ? Et bien pour Hotaru, ce n'était pas une mince affaire.

    En Allemagne, c'est la région de Cologne, Aix la Chapelle qui est la plus réputée pour Carneval ! Et c'est pas les enfants, bien au contraire. Le 1er jour , les femmes "volent" au maire de leur commune les clés de la mairie, ensuite elles ont le droit de couper la cravate de toutes les hommes qui en portent (je sais plus pourquoi) et ensuite le top du top : dans tous les bars on te sert du Kôlsch la bière locale, à volonté gratos ! Autre détail important: la semaine du carnaval commence un certain jour (c'est en rapport avec la lune et le décompte des jours du carême) à onze heures onze minutes. Pourquoi cet horaire bizarre ? A cause des idées de la Révolution française, onze en allemand se dit "elf" et elf c'est les initiales de Liberte, Egalité, Fraternité ! Merci les frenchies ! Tous les soirs des "confréries" de Carneval et de membres se réunissent, déguisés, avec des majorettes qui font des spectacles (être membre ça coûte un bras, notamment à cause des costumes qui sont réalisés chaque année), on chante, on boit, on embrasse qui on veut, c'est un peu la semaine du n'importe quoi. Après tout rentre dans l'ordre avec carême justement. C'est vraiment une semaine déjantée ! Moi je dis : on doit faire la fête au Carnaval, non ?

    Hotaru hocha la tête comme unique réponse et se recula au fond de la scène. Elle réfléchit rapidement à comment montrer à son cher et tendre qu'elle en était parfaitement capable. Baisser les bras ou s'enfuir face à lui était totalement impossible dans son esprit. Même si la jeune femme paraît fragile, elle a des principes fort. Et la déception d'un ami est une de celle qu'elle ne peut tolérer. C'est finalement après quelques minutes de réflexion qu'elle s'avanca doucement en imitant un enfant qui se levait sur la pointe des pieds afin de voir au dessus des épaules, elle se démène pour passer entre les gens de la foule. Enfin elle arrive au bord de la scène, là où elle peut voir le carnaval. Alors ses yeux s'écarquillent, elle regarde en haut de la pièce. Si elle avait sourit toute son enfance, elle aurait put le faire ici. Mais ses lèvres ne parvenaient qu'à faire un petit sourire discret. Elle imita ensuite quelqu'un qui se moquait du Carnaval. Le personnage mettait ses mains sur le visage comme un masque et les écartaient en faisant la grimace. Enfin il faisait remuer un éventail imaginaire en faisant le vénisiens prétentieux. Enfant elle termina par celui qui, dégouté de voir autant de couleurs et de vie, affichait un visage dépérit et affligé. C'était le personnage qui me frappa le plus. Son visage avait les traits étonnement creusés, sa tristesse avait l'air réelle comme si elle n'avait jamais changé ces marques de désespoir. Même si son personnage était juste triste de ne pouvoir se méler à la foule, Hotaru faisait l'actrice dramatique un peu trop forcé. Ce n'était pas du bon travail si l'on puit dire...

    "Ce n'est pas très bien... J'ai oublié les sentiments qu'on a lorsqu'on assiste à un Carnaval... J'étais encore qu'une enfant et mes...souvenirs sont...flous."

    Non, nous n'oublions pas nos souvenirs, contrairement à ce que l'on peut croire, parce qu'il y a toujours un moment dans notre vie, où émerge un ancien souvenir que nous pensions avoir oublié. On ne peut les oublier mais ils sont bien cachés. Les souvenirs dont on se rappelle le mieux se sont ceux qui ont été racontés souvent. Les souvenirs ne sont jamais perdus, mais égarés volontairement ou non qu'une odeur, un fait similaire actuel fait remonter à la surface brusquement, et les choses se mettent à nouveau en place, comme si vous ne les aviez oubliées. C'est comme nos chagrins, c'est difficile. En fonction des circonstances, notre conscience se remémore des évènements importants survenus dans notre existence et même si nous les refoulons dans notre inconscient, ils se manifestent sous forme de rêves ou de névroses. Il faut avoir le courage de gérer nos souvenirs et d'assumer les conséquences de notre passé. La jeune fille espérait vraiment qu'elle retrouverait tous ses souvenirs heureux... pour peut être ainsi je sourir à nouveau. Et si elle en créait à nouveau ? Elle regarda fixement Collapse. Un éclait de 'génie' entra entre ses deux oreilles. C'est vrai qu'elle n'avait, depuis que Collapse l'avait sortie de sa chambre, pas vécu de choses vraiment affreuses. Etait ce vrai qu'elle ne serait plus embéter par les méchants monsieurs ? Est ce qu'elle pourrait faire pousser les fleurs comme avant ? Elle avait encore peur de cette nouvelle vie mais elle compris enfin l'importance des mots du gardien. Serait elle capable d'avancer vers un autre chemin ? Suite au prochain épisode...

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